Pharmacie

Le cursus pharmaceutique offre un large choix de professions tout aussi diversifiées que parfois très spécialisées.

Les études se distinguent par leur aspect pluridisciplinaire et polyvalent, permettant aux étudiants d’exercer dans des domaines très variés et de devenir des professionnels de santé et des experts du médicament.

La pharmacie ce n’est pas qu’un métier, c’est un ensemble de métiers.

Les études pharmaceutiques sont organisées en trois cycles distincts.

1er cycle : mène au Diplôme de Formation Générale en Sciences Pharmaceutiques, est commun aux parcours de l’officine, de l’internat, de la recherche ou encore de l’industrie. Il dure 3 ans, de la PACES à la fin de troisième année (DFGSP3)

La deuxième année (DFGSP2) vise surtout à acquérir les bases fondamentales pour la suite des études.
L’étudiant découvre les sciences pharmacologiques au travers de la galénique, l’immunologie ou encore la pharmacologie, et consolident ses connaissances en sciences fondamentales de base avec les sciences analytiques ou la chimie organique.

Les nombreux TP plongent l’étudiant au cœur de l’unité d’enseignement, lui permettant des applications concrètes.

En 3ème année, l’étudiant commence à se pencher sur les pathologies et les médicaments tout en s’intéressant à des cas cliniques. Diabétologie, physiologie respiratoire, chimie thérapeutique etc sont des UE au programme.

2ème cycle : mène au Diplôme de Formation Approfondie en Sciences Pharmaceutiques (DFASP) comprend la 4 et 5ème année.

La 4ème année est l’année du choix de parcours qui a lieu en novembre : officine, hôpital, recherche ou industrie.
 Il est primordial de réfléchir dès la 2ème année à sa spécialisation.

NB : Une réforme des études de pharmacie est actuellement en cours. Les informations sur le 3ème cycle et les modalités de choix de filières en 4ème années sont susceptibles d’être modifiées.

La 5ème année est hospitalo-universitaire. L’étudiant partage son temps entre la fac et un stage à l’hôpital. Il se familiarise avec la prescription des médicaments à l’hôpital, aux analyses biologiques et se confronte à la gestion et à la qualité indispensable à l’hôpital.

3ème cycle :

Cycle court : industrie et officine. La thèse peut être soutenue dans un délai de 2 ans maximum après la validation du 3ème cycle.

Cycle long : internat. La thèse peut être soutenue à partir du 5ème semestre d’études. Toutefois, il est nécessaire de valider ses 8 semestres d’internat pour pouvoir exercer par la suite la profession.

Officine :

Le pharmacien d’officine occupe une place primordiale dans la chaîne du médicament et la santé des populations.
C’est lui qui délivre les médicaments et autres produits de santé en promouvant leur bon usage, et qui assure le suivi pharmaceutique.

A chaque ordonnance, il doit s’assurer de la validité de la posologie, qu’il s’agisse du bon médicament, des interactions médicamenteuses qui peuvent exister ainsi que des contre-indications…
Il vérifie la stratégie médicamenteuse en fonction de la maladie et du patient.

Son rôle est également social. Il est à l’écoute de son patient, le conseille et l’aide à la compréhension de sa maladie et ses traitements, ce qui joue un rôle crucial dans l’observance qui suivra.

Dans l’officine, on retrouve un pharmacien titulaire, un pharmacien adjoint et un préparateur (dont le diplôme est totalement indépendant de celui de Pharmacien). 
Le pharmacien titulaire a un esprit entrepreneurial et manage l’équipe officinale.

Hôpital :

Le troisième cycle des études de pharmacie est accessible par le concours de l’internat. C’est un concours très sélectif, il faut être classé en rang utile au concours de l’internat en pharmacie pour pouvoir s’inscrire à un DES (Diplôme d’Etudes Spécialisées).

L’inscription au concours est gratuite, a lieu à Rungis à Paris, s’étale sur deux jours et réunit plus de 1000 candidats chaque année.

Les épreuves ont lieu fin décembre et les résultats sont donnés en janvier. La prise de fonction est en novembre, après validation de la 5ème année.

Le diplôme est délivré à la fin des 4 années de troisième cycle.

En fonction de son classement, le futur interne pourra plus ou moins choisir son option et son inter-région et s’inscrire à un des 3 DES :

  • Un DES PHARMACIE avec :

Option PH-PR (Pharmacie Hospitalière – Pratique et Recherche), cette option mène majoritairement à des carrières hospitalières ou hospitalo- universitaires : formation polyvalente et complète dans toutes les disciplines majeures de la pharmacie hospitalière.

Option PIBM (Pharmacie Industrielle et BioMédicale), cette option mène fréquemment à des carrières en milieu industriel mais ouvre également à des carrières au sein des agences sanitaires, en laboratoire de recherche, voire en milieu hospitalier. Cette option permet à l’interne d’acquérir une culture et une connaissance pratique des produits de santé au cours des stages hospitaliers mais également de développer une vision globale du système de santé, en ayant la possibilité de réaliser des semestres en établissement industriel (un au minimum) ou en agence principalement.

  • Un DES IPR – Innovation Pharmaceutique et Recherche menant à des carrières dans la recherche publique (recherche universitaire, hospitalo-universitaire, instituts de recherche type CNRS, agences sanitaires type InVS, ANSM) ou privée (recherche et développement dans l’industrie pharmaceutique, des biomatériaux, des bioréactifs).

Nb : Une réforme est actuellement en cours sur le DES IPR.

  • un DES BM – Biologie Médicale menant à des carrières de biologiste médical privées (laboratoire de biologie médicale polyvalent ou spécialisé, industrie de l’analyse et du bioréactif) ou en milieu hospitalo-universitaire (CHU), général (CHG) ou dans l’enseignement.
  • Pharmacie hospitalière :

Le troisième cycle se décompose en 8 stages de 6 mois. Quel que soit le niveau ou la phase, ces semestres doivent être effectués dans des services agréés pour ce DES et l’activité doit être en rapport avec le cursus prévu par l’interne. Suivant les régions, la réalisation de stage dit “hors-filière”, c’est-à-dire agréé pour un autre DES, est possible pour les internes de Pharmacie.

Maquette : Vous devez élaborer un projet professionnel sous la conduite d’un tuteur agréé par le coordonnateur avant la fin du niveau 1 de l’internat (au cours de la première ou de la 2ème année selon le DES), ou avant la fin de la phase socle pour le nouveau DES de Biologie Médicale.

L’interne en pharmacie travaille dans une Pharmacie à Usage Intérieur (PUI).

Lors des 2 premières années, les stages dits de niveau 1, doivent couvrir les 4 domaines suivants :

  • Pharmacie clinique et dispensation
  • Économie de la santé et vigilance
  • Préparation et contrôle
  • Stérilisation dispositifs médicaux.

A l’issue des 4 premiers semestres qui permettent une approche pragmatique des activités hospitalières, l’interne présente son projet professionnel au CICI (Commission Interrégionale Compétente pour l’internat) et s’oriente vers l’option Pratique et Recherche (PHPR) ou Pharmacie Industrielle et Bio- médicale (PIBM)

Comme indiqué sur le schéma ci-dessus :

  • PHPR :

Les pharmaciens hospitaliers représentent environ 7% des pharmaciens et travaillent pour la grande majorité dans les PUI des hôpitaux publics ou privés.
Le reste travaillent dans des structures de recherches publiques ou pri- vées ou des agences de santé.

Quelques missions du PH selon l’Ordre :

  • Dispense les produits de santé aux patients hospitalisés ou ambulatoires à la rétrocession de la PUI (analyse des prescriptions avec intervention pharmaceutique si besoin, préparation éventuelle des doses à administrer, délivrance, conseils de bon usage)
  • Gère les achats, l’approvisionnement, la détention et la gestion des produits de santé
  • Réalise des préparations magistrales, hospitalières et officinales (médicaments à usage pédiatrique, anticancéreux, pour la recherche biomédicale…)
  • Assure la traçabilité de certains médicaments et DM implantables
  • Participe aux actions de pharmacovigilance, de matériovigilance et autres vigilances sanitaires
  • Assure la sécurisation du circuit du médicament à travers des actions de qualité́ et de sécurité des soins et gestion des risques
  • Contrôle les matières premières, préparations, l’eau pour hémodialyse…
  • Gère la stérilisation des dispositifs médicaux
  • Participe à la commission du médicament, aux recherches biomédicales, aux actions de formation et d’enseignements des personnels pharmaceutiques et autres paramédicaux et, selon les établissements, à l’éducation thérapeutique, à la pharmacocinétique, à l’hygiène…

Il communique beaucoup avec les médecins, afin d’adapter au mieux la stratégie médicamenteuse de chaque patient. Il peut être amené à réfléchir et travailler sur les sujets nécessitant des compétences pharmaceutiques.

  • PIBM :

Dans cette option, l’interne a l’obligation d’effectuer au moins un semestre dans un établissement industriel agréé. L’interne a la chance de développer des compétences dans le milieu hospitalier et extrahospi- talier et cela lui permet une spécialisation dans un domaine plus ciblé de l’industrie pharmaceutique ou non.

1/3 des internes en PIBM travailleront en industrie pharmaceutique. Certains seront amenés à travailler à l’hôpital dans les services hors PUI comme les centres d’investigation clinique, de pharmacovigilance, de management qualité…

Ils peuvent aussi exercer dans des structures de recherches publiques ou privées : laboratoire de la faculté, industrie recherche et développement, CNRS… Ou encore dans des agences de santé.

En somme, l’étudiant se construit un parcours très personnalisé et très polyvalent faisant de sa formation, une formation unique. A terme, il possédera des compétences hospitalières et industrielles. La différence entre le cursus court et le cursus long vers l’industrie se note surtout au niveau de l’évolution de la carrière et de l’approche distincte du métier de pharmacien, l’interne en PIBM ayant une approche beaucoup plus clinique agrémentée par son expérience très enrichissante d’internat.

* Changement de pré-choix : le DES de Pharmacie Hospitalière prévoit un choix entre deux options. Si l’interne n’est pas satisfait de son premier choix, il peut demander un changement de pré-choix. Accordé à titre exceptionnel avant la 4ème année, durant le 6ème semestre, ce changement de pré-choix se distingue du « droit au remords » concernant l’affectation de l’internat. Il est indépendant du classement au concours et nécessite, en pratique, une validation du changement de maquette lors de la commission pédagogique.

IPR est ce que je note ??

Biologie médicale

Discipline spécialisée dans la réalisation des examens de biologie médicale tels qu’ils sont définis dans le code de la santé publique, elle regroupe toutes les étapes de celui-ci de la réalisation du prélèvement à l’interprétation et la validation des résultats (phases pré-analytique, analytique et post-analytique).

Ces examens ne peuvent être effectués que dans un Laboratoire de Biologie Médicale (LBM) public ou privé sous la responsabilité d’un biologiste médical, titulaire du DES BM.

La biologie médicale est une discipline accessible par les filières médicales ou pharmaceutiques. Il faut donc présenter l’Épreuve Classante Nationale (ECN) ou le Concours de l’Internat en Pharmacie et être classé en rang utile pour pouvoir s’inscrire au DES de biologie médicale.

La durée du DES n’est pas modifiée (toujours en 4 ans) mais le DES est organisé en trois phases : socle, approfondissement et consolidation

  • Nouvelle réforme du DES :

Phase socle : Les deux premières années du DES de Biologie Médicale se déroulent obligatoirement en CHU et  correspondent à l’acquisition des bases de la biologie médicale, afin d’assurer une certaine polyvalence du futur professionnel de santé.

Les 3 domaines suivants doivent obligatoirement être validés :

  • bactériologie-virologie
  • biochimie
  • hématologie.

Le dernier stage de la phase socle est dit « libre » : l’étudiant est invité à choisir de préférence un stage dans un domaine autre que ceux qu’il a déjà réalisés, mais peut demander, au vu de son projet professionnel, le stage de son choix, avec l’accord de son coordonateur local.

A l’issue de la phase socle, l’étudiant choisit entre cinq options précoces :

  • Biologie Générale,
  • Médecine Moléculaire-Génétique-Pharmacologie, qui repose plus particulièrement sur les domaines de la Biochimie-Biologie Moléculaire,
  • Génétique Moléculaire et Cytogénétique, Pharmacologie et Toxicologie.
  • Hématologie et Immunologie, qui repose plus particulièrement sur les domaines de l’Hématologie et Immunologie.
  • Agents Infectieux qui repose plus particulièrement sur la Bactériologie, Virologie, Hygiène hospitalière, Parasitologie, Mycologie.
  • Biologie de la Reproduction qui repose principalement sur la biologie de la reproduction et les autres spécialités biologiques

Phase approfondissement : Les 2 stages de la phase d’approfondissement doivent avoir un lien avec l’option précoce choisie.

A l’issue de la phase approfondissement, l’interne doit obligatoirement avoir soutenu sa thèse : l’étudiant est thésé, inscrit à l’Ordre et diplômé d’Etat. Il peut s’inscrire à la phase suivante qui a un statut particulier. Phase de consolidation : 2 semestres

  • Les choix :

– Pour les phases socle et d’approfondissement, le choix des stages, organisé au niveau de la subdivision, s’effectue par ancienneté puis selon le rang de classement au concours. Les stages proposés au choix (hors demande de stage, hors région) correspondent à des lieux de stages ouverts dans la subdivision choisie par l’étudiant, mais des lieux de stage dans une autre subdivision de la région peuvent aussi être proposés.

Phase de consolidation : 2 semestres

Cette phase a été créée dans le but de prendre en compte l’expérience acquise par l’interne au cours de son internat, et ainsi lui laisser davantage d’autonomie. Il a donc le statut de Docteur Junior.

Stages de la phase de consolidation à réaliser :

  •        Option Biologie Générale: 2 stages d’un semestre en lien avec la biologie générale
  •        Autres options: 1 stage d’un semestre en lien avec leur option, et 1 stage d’un semestre soit en lien avec leur option, soit agréé à titre principal dans une spécialité de la discipline médicale et à titre complémentaire en biologie médicale
  •        Option Biologie de la Reproduction: 1 stage d’un semestre en biologie de la reproduction et 1 stage d’un semestre accompli de préférence, dans un lieu autorisé pour les actes cliniques d’Assistance médicale à la procréation ou dans un lieu de médecine moléculaire-génétique, en lien avec la biologie de la reproduction.

Cette phase se termine par la présentation d’un mémoire de DES, et d’un examen oral. L’interne ayant soutenu sa thèse en fin de 3e année d’internat, et son mémoire de DES en fin d’internat, obtient ainsi le DES de biologie médicale.

  • Que faire après l’internat ?   

Le DES de Biologie Médicale en poche, il est possible :

  •        d’exercer enfin son métier de Biologiste
  •        d’effectuer 2 à 6 ans d’assistanat en milieu hospitalier
  • Quels débouchés offre le DES de Biologie Médicale ?

Secteur privé :

  •        Laboratoires de biologie médicale privés polyvalents: c’est le secteur où s’orientait traditionnellement la majorité des biologistes, avec une tendance actuelle à l’équilibre avec les débouchés à l’hôpital. Le biologiste pratique la biologie polyvalente en tant que responsable ou co-responsable du LBM et y est très souvent responsable d’un secteur.
  •        Laboratoire de biologie médicale spécialisée: Ces laboratoires privés spécialisés sont des grosses structures qui tendent à se développer. Le biologiste de ces structures pratique en général la biologie spécialisée.
  •        Industrie du diagnostic in vitro: Bien qu’il soit méconnu, ce secteur est aussi un débouché possible.

Secteur public :

  •        Laboratoire de biologie médicale hospitalier spécialisé: En général localisés dans les CHU, ces laboratoires assurent la routine et effectuent les analyses spécialisées. Le biologiste peut y exercer en tant que Praticien Hospitalier après avoir réussi le concours dans la spécialité souhaitée. Un versant universitaire est fortement recommandé dans ce type de carrière.
  •        Laboratoire de biologie médicale hospitalier polyvalent: En général localisés dans les CHG, ces laboratoires effectuent toutes les analyses de ces hôpitaux. Il faut auparavant réussir le concours national de Praticien Hospitalier (CNPH).
  •        Carrière hospitalo-universitaire : il est possible de devenir bi-appartenant (enseignant chercheur et hospitalier), une thèse d’Université est alors indispensable.

Recherche :

  • Pourquoi faire de la recherche ?

Il s’agit d’un métier pour les étudiants curieux, capables de s’investir suffisamment pour faire progresser le savoir, et doté d’une rigueur scientifique et de qualités rédactionnelles. L’anglais est également indispensable pour communiquer.

Le pharmacien a un rôle important à jouer dans la recherche médicale. De façon générale, le pharmacien-chercheur se concentre sur le médicament, les thérapies innovantes et technologiques…

Il peut autant faire de la recherche clinique à l’hôpital, qu’en industrie, dans les laboratoires publics ou privés.

Les études de pharmacie apportent des connaissances à la fois en sciences fondamentales, en clinique et en thérapeutique ce qui confère un socle de compétences scientifiques et techniques. Cela permet au pharmacien d’utiliser ces connaissances dans les différents champs de la recherche médicale et d’apporter sa vision globale de la chaîne du médicament au monde de la recherche.

Le diplôme de pharmacie peut permettre de s’orienter vers de nombreux domaines de recherche : immunologie, microbiologie, pharmacognosie, génétique, pharmacologie, santé publique…

Le pharmacien-chercheur fait le lien entre la recherche fondamentale et l’industrie pharmaceutique pour aboutir à des innovaions thérapeutiques. Actuellement de nombreuses disciplines sont en plein essor telles que les biotechnologies (thérapie génique, thérapie cellulaire, immunothérapie…).

Où sont employés les pharmaciens-chercheurs ?

Cette double fonction est très recherchée parmi :

  • les centres de recherche publics (CNRS, Inserm, CEA…)
  • le corps enseignant (enseignant chercheur, maître de conférences et Professeur des Universités – Praticien Hospitalier ou PU-PH)
  • l’industrie (pharmaceutique/cosmétique, biotechnologies, startups, agroalimentaire…)

Quelques missions du pharmacien-chercheur, selon l’Ordre des Pharmaciens…

En début de carrière, le chercheur :

  • Élabore et met en œuvre, au sein d’une équipe de recherche, des protocoles expérimentaux à partir des données de la littérature scientifique internationale et orientés vers l’innovation thérapeutique (chimie, biologie structurale, pharmacologie, galénique, toxicologie, pharma- cognosie, biochimie, hématologie, parasitologie, bactériologie, santé publique, …)
  • Collabore, dans le cadre de ses travaux, avec d’autres équipes de recherche françaises ou étrangères et avec l’industrie pharmaceutique (mutualisation des moyens, financement, brevets…).
  • Diffuse ses résultats dans des revues, lors de manifestations ou de congrès scientifiques.

L’évolution peut conduire le chercheur à un poste à responsabilité d’équipe, il :

  • Recherche des financements,
    • Encadre des personnels techniques et des étudiants en stage ;
    • Organise et planifie le travail en équipe, anime les réunions de service.

Si, en plus d’être chercheur, il est enseignant, il :

  • Prépare et réalise les enseignements théoriques et/ou pratiques desti- nés aux étudiants
    • Coordonne les équipes pédagogiques
    • Communique, travaille avec les équipes administratives

Pour aller plus loin…

Si en plus d’être enseignant- chercheur (MCU), il est hospitalier (PH), il assure des missions hospitalières.
Pour être MCU-PH, l’étudiant en pharmacie aura suivi le parcours long et réussi le concours de l’internat en pharmacie puis recruté comme assistant hospitalo-universitaire (4 ans maximum) et avoir réussi le concours de MCU-PH (maître de conférences- praticien hospitalier).

Durant le doctorat, l’internat, l’AHU l’étudiant est aussi salarié. Il perçoit donc une indemnité et/ou rémunération.

*Parcours :

En 6ème année, l’étudiant réalisera un master 2 (M2) dans le domaine de la santé. C’est à l’étudiant de choisir au niveau national quels sont les M2 auxquels il pourrait postuler en fonction de ses souhaits de carrière.

L’entrée en M2 se fait actuellement après sélection des étudiants (mais une réforme est en cours donc il faut bien s’informer durant l’année 2018). Attention, les dossiers de candidature en M2 sont à déposer pour certains dès le mois de février de votre 5ème année. Penser à bien anticiper. Si l’étudiant n’est pas accepté́ en M2, il ne pourra pas poursuivre en 6ème année pharmacie.

La 6ème année correspond donc à l’année du master 2, avec des enseignements théoriques complétés par un stage de 6 mois en laboratoire de recherche. Après validation de cette dernière, l’étudiant peut soutenir sa thèse d’exercice afin d’obtenir son diplôme de Docteur en Pharmacie. Pour être chercheur, Il doit ensuite poursuivre par un doctorat d’Université en 3 ans. Pour cela, l’étudiant doit avoir trouvé un laboratoire de recherche d’accueil qui lui proposera un financement et l’inscrira auprès de l’école doctorale associée au laboratoire de recherche.

Le parcours recherche est à bâtir tôt avec l’aide de vos enseignants chercheurs qui sauront vous guider dans vos choix en fonction de vos projets, vos motivations et vos compétences.

N’hésitez donc pas à prendre contact avec Mme. Aldebert, responsable du parcours recherche : Delphine.Aldebert@univ-grenoble-alpes.fr

Pour être Enseignant-chercheur (MCU), il faut à la fin de son doctorat déposer un dossier de qualification aux fonctions de MCU puis réussir le concours de MCU (titre et travaux).

Le parcours industrie :

Les pharmaciens industriels sont présents à chaque étape de la vie du médicament dans presque tous les domaines d’activité des entreprises pharmaceutiques. Le pharmacien est le garant de la sécurité du médicament, soit au final de la sécurité du patient.

En 4ème année, ont lieu les choix de parcours, les étudiants découvrent diverses UE comme le drug design, le contrôle analytique ou encore les étapes pré-AMM du cycle de vie du médicament.

S’en suit un stage de 3 à 5 mois à partir du mois d’avril, afin de découvrir le monde industriel et d’acquérir des compétences professionnelles.

En 5ème année, les étudiants effectuent leur stage hospitalier de 6 mois à temps plein. La découverte du milieu hospitalier est une véritable plus-value pour mettre en avant les connaissances cliniques pharmaceutiques acquises tout au long des études.

Ensuite, le projet médicament dure de mars à juin, se réalise par groupe de 3-4 étudiants et vise à l’élaboration d’un médicament en partant de l’obtention du PA, de sa mise en forme pharmaceutique puis du contrôle qualité du produit fini ainsi qu’éventuellement une évaluation biologique du médicament.

Les étudiants rédigent leurs résultats sous forme de dossier d’AMM et l’enseignement est évalué par une présentation orale.

Après validation de la 5ème année, les étudiants accèdent généralement à un Master 2 qui sera validé par équivalence à leur 6ème année d’étude de Pharmacie. C’est donc l’année de spécialisation du cursus industriel, l’étudiant choisit un Master (en faculté, école d’ingénieur, école de commerce). Il existe d’ailleurs à Grenoble un Master d’« Ingénierie pour la Santé et le Médicament ».

NB : La majorité des étudiants en M2 Professionnalisant sont embauchés dans l’industrie dès la première année de l’obtention de leur Master.

La majorité des étudiants en master 2 Recherche poursuivent un doctorat.

Il existe un très grand nombre de métiers différents dans l’industrie pharmaceutique, les domaines d’activités étant variés.
Voici quelques métiers de l’industrie… (liste non exhaustive)

  • Les métiers de la Recherche et du Développement :

De l’isolement de la molécule, à la naissance du médicament en passant par les essais sur la cellule, l’animal et sur l’homme, le pharmacien met à profit ses nombreuses qualifications pour l’innovation et le développement d’un nouveau médicament sur le marché.

 

  • Les métiers de la Production :

Le pharmacien de production s’occupe de la fabrication du médicament jusqu’à son conditionnement. Il assure le contrôle qualité qui est indispensable pour garantir la sécurité du médicament et in fine du patient.

  • Les métiers de la Commercialisation et de la Diffusion :

Ils sont nombreux : Chef de gamme, responsable
des études marketing, responsable des études pharmaco-économique, responsable transparence/prix, responsable des études épidémiologiques, développeur de nouveaux marché, visiteur médical…

SI vous avez des questions sur ce cursus, qu’il vous interresse et que vous avez besoin d’en savoir plus contactez l’AESG ou directement

Liens utiles pour plus d’infos :

  • Ordre des pharmaciens : www.ordre.pharmacien.fr
  • Site de l’ANEPF : www.anepf.org
  • FNSIP (Fédération Nationale des Syndicats d’Internes en Pharmacie et en Biologie Médicale) : www.fnsip.fr
  • 
 http://www.conference-doyens-pharmacie.fr